3 moteurs à surveiller avant d’acheter une voiture d’occasion en 2026 : PureTech, THP et 1.5 dCi

L’achat d’une voiture d’occasion est souvent le meilleur moyen d’accéder à un véhicule bien équipé à un prix raisonnable. Cependant, derrière une carrosserie impeccable et un faible kilométrage peuvent parfois se cacher des problèmes mécaniques coûteux.

Parmi les questions les plus importantes à se poser avant l’achat figure celle de la motorisation. Certains moteurs ont connu des défauts récurrents ou demandent un entretien particulièrement rigoureux pour rester fiables dans le temps.

Dans cet article, nous allons nous intéresser à trois moteurs très présents sur le marché de l’occasion : le 1.2 PureTech, le 1.6 THP et le 1.5 dCi.

L’objectif n’est pas de dire qu’il faut systématiquement les éviter, mais de comprendre leurs points de vigilance afin d’acheter en toute connaissance de cause.

Le 1.2 PureTech : un moteur performant mais exigeant

Le 1.2 PureTech a été largement utilisé par Peugeot, Citroën, DS et Opel.

Sur le papier, ce moteur possède de nombreuses qualités :

  • consommation réduite ;
  • bonnes performances ;
  • agrément de conduite ;
  • coût d’utilisation raisonnable.

Cependant, ce moteur est devenu célèbre pour son système de courroie de distribution dite « humide ».

Contrairement à une courroie classique, celle-ci fonctionne dans l’huile moteur.

Avec le temps, certains propriétaires ont constaté une dégradation prématurée de cette courroie. Des particules peuvent alors circuler dans le circuit d’huile et provoquer différents dysfonctionnements mécaniques.

Les points à vérifier

Avant l’achat d’un véhicule équipé du 1.2 PureTech :

  • exigez les factures d’entretien ;
  • vérifiez la fréquence des vidanges ;
  • renseignez-vous sur les remplacements de courroie effectués ;
  • privilégiez un véhicule suivi dans le réseau constructeur ou chez un professionnel reconnu.

Faut-il éviter le PureTech ?

Non.

Un PureTech correctement entretenu peut parcourir de nombreux kilomètres sans difficulté majeure.

En revanche, l’absence d’historique ou un entretien irrégulier doivent vous rendre particulièrement prudent.


Le 1.6 THP : performant mais sensible à l’entretien

Le 1.6 THP a longtemps équipé des modèles Peugeot, Citroën, DS mais aussi certains véhicules BMW et Mini.

Ce moteur est apprécié pour :

  • ses performances ;
  • sa souplesse ;
  • son agrément de conduite.

Cependant, plusieurs générations ont connu des problèmes liés à la distribution.

Dans certains cas, l’usure prématurée de composants internes pouvait entraîner des réparations importantes.

Les points à contrôler

Avant l’achat :

  • vérifiez l’historique complet du véhicule ;
  • contrôlez les factures ;
  • assurez-vous que les campagnes constructeur ont été réalisées ;
  • écoutez attentivement le moteur au démarrage.

Un véhicule entretenu sérieusement présente généralement beaucoup moins de risques.

Notre avis sur le THP

Le THP n’est pas forcément un mauvais moteur.

Il est simplement plus sensible à l’entretien que certaines motorisations atmosphériques traditionnelles.

Un propriétaire soigneux fait souvent toute la différence.


Le 1.5 dCi : économique mais certaines versions demandent de la vigilance

Le moteur 1.5 dCi est l’un des diesels les plus répandus en Europe.

On le retrouve notamment chez Renault, Dacia, Nissan et Mercedes sur certains modèles.

Ses qualités sont nombreuses :

  • faible consommation ;
  • coût d’usage réduit ;
  • excellente autonomie ;
  • agrément sur autoroute.

Cependant, selon les générations et les kilométrages, certains éléments doivent être surveillés.

Les points à vérifier

Avant l’achat :

  • l’état des injecteurs ;
  • le fonctionnement du turbo ;
  • l’entretien du système d’injection ;
  • les intervalles de vidange ;
  • les factures d’entretien.

Comme pour les autres moteurs, l’historique reste un élément essentiel.

Faut-il avoir peur du 1.5 dCi ?

Pas du tout.

De nombreux exemplaires dépassent largement les 250 000 kilomètres.

La clé reste encore une fois l’entretien et le sérieux des précédents propriétaires.


Le piège du faible kilométrage

L’une des erreurs les plus fréquentes consiste à croire qu’un faible kilométrage garantit automatiquement un bon achat.

Une voiture affichant 80 000 km mais mal entretenue peut être beaucoup plus risquée qu’un véhicule affichant 180 000 km avec un historique complet.

Lors d’un achat d’occasion, les factures et l’entretien sont souvent plus importants que le kilométrage lui-même.


Verdict LBV France

Le PureTech, le THP et le 1.5 dCi ne sont pas des moteurs à bannir systématiquement.

En revanche, ils demandent davantage de vérifications avant l’achat.

Notre conseil est simple :

  • demandez toujours les factures ;
  • consultez l’historique d’entretien ;
  • faites inspecter le véhicule si vous avez un doute ;
  • ne vous laissez jamais séduire uniquement par le prix ou le kilométrage.

Une bonne voiture d’occasion n’est pas forcément celle qui coûte le moins cher. C’est celle qui a été entretenue correctement tout au long de sa vie.

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